Eglise Orthodoxe Française
eglise orthodoxe francaise
Par un vécu authentique et véritable de l'esprit évangélique dans la structure ecclésiale simple, locale, historique, des temps apostoliques, dans la plénitude de la foi droite des origines dite "orthodoxe" et autour de sa liturgie première : le rite des Gaules, l'E.O.F. souhaite faire ressurgir et partager en France cette foi originelle et vivifiante, cette « juste glorification » qui était celle de notre pays durant le premier millénaire. Ses racines plongent en effet dans la Tradition première de l'Eglise Indivise afin de retrouver cet « équilibre doctrinal et ecclésiologique du christianisme primitif » (J. Meyendorff). Ainsi, l'Eglise Orthodoxe Française propose un retour aux sources et invite ceux qui ont soif d'authenticité à venir goûter, avec nous, comme le Seigneur est bon. (1P2, 1-3)
Et, cher lecteur, si tu t'intéresses vraiment à ton Eglise, peut-être voudras-tu faire tienne cette parole : "Viens et vois : on ne conçoit l'Eglise que par l'expérience, par la grâce, en participant à Sa Vie." (S. Boulgakoff "L'ORTHODOXIE")
"A CECI TOUS VOUS RECONNAITRONT POUR MES DISCIPLES :
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| Sa Sainteté Mstyslav rencontre S.S. Bartholomeos, Patriarche de Constantinople 1992 (Phanar) |
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Le prédecesseur de SS. Volodymyr rencontre le Patriarche de Constantinople |
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| SACRE de Sa Sainteté VOLODYMYR 1°, Patriarche de Kiev et de toute la Russ'Ukraine. 1994 (Eglise Ste Sophie de Kiev). |
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| Entrée des hiérarques | Communion de Mgr Vigile |
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| SS Volodymyr et Mgr Vigile au Patriarcat avant le retour en France |
S.S. Volodymyr au monastère st. Michel du Var
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SACRE de Sa Sainteté PHILARETE, Patriarche de Kiev et de toute la Russ'Ukraine. |
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| Allocution du nouveau Patriarche |
Recueillement sur la tombe de S.S. Volodymyr
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| Visite de S.E. Mgr Pierre, exarque de l'Eglise Autocéphale Ukrainienne 2003 (Monastère St. Michel du Var) |
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| S.E. l'Archevêque Pierre, exarque de l'Eglise Autocéphale Ukrainienne pour l'Europe de l'Ouest en visite au monastère. |
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Le reproche souvent entendu à propos de l'E.O.F. - et d'autres Eglises occidentales - concerne sa non-reconnaissance par les Eglises d'Orient. Elle serait due à son manque de canonicité...On peut considérer qu'il existe deux « types » de canonicités :
La foi - Dans son essence, elle a été définie par les sept Conciles oecuméniques et les neuf Conciles Provinciaux. Concernant cette
canonicité, l'Eglise Orthodoxe Française ne saurait être prise en défaut. Elle a toujours tenu à respecter scrupuleusement les canons de l'Eglise Orthodoxe et les fondements spirituels de la Tradition première - Tradition commune à tous mais, néanmoins, rappelons-le, diversement colorée d'usages locaux (Principe d'unité dans la diversité ou d'« Unité plurielle ».)
La question juridique - « L'Église universelle est une communion d'Eglises locales. Chacune étant intérieurement identique à toutes les autres. [...] Les Eglises locales sont donc reliées les unes aux autres, non comme des parties subordonnées à un tout plus grand mais sur le principe d'identité ». C'est là, en effet, que se situe la problématique : l'Eglise Orthodoxe Française n'étant pas reconnue par une Eglise orientale, sa position canonique reste délicate et controversée. Mais, encore une fois, il faut rappeler, et dire avec force, que l'E.O.F. aspire profondément à être reliée à la communion de l'Église orthodoxe occidentale. Comme on l'a vu plus haut, des démarches en ce sens sont entreprises et l'appel est à nouveau lancé...
A ce propos, citons le Père Justin Popovitch : « A l'horizon se dessine la naissance de nouvelles Eglises locales qu'aucune « super-Eglise » de type papal ne peut priver de leur liberté dans le Seigneur (canon 8, 3eme saint Concile oecuménique), car ce serait une attaque contre l'essence même de l'Eglise.» et, plus important encore, cette parole du Christ : « A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l'amour les uns pour les autres. » Jean XIII, 35.
En premier lieu, l'Eglise Orthodoxe Française célèbre une Liturgie orthodoxe d'occident : le rite des Gaules. "Le rite le plus légitime en France" dira la Confrérie st. Photius , précurseur de l'orthodoxie occidentale dès 1925.
La Liturgie de st. Jean Chrysostome, liturgie byzantine, est également célébrée de façon régulière (chaque Jeudi au monastère St. michel). L'E.O.F. est bi-ritualiste.
Historiquement, la liturgie du rite des Gaules est intimement liée aux origines du christianisme dans notre pays ; elle fait partie de son propre terroir spirituel car elle y était célébrée avant que Charlemagne n'impose le rite de Rome aux VIII-IX° siècles. La Liturgie des Gaules a pu être reconstituée à partir de deux copies de lettres de saint Germain de Paris (IV° siècle). Le précurseur de ce renouveau fut d'abord l'Abbé GUETTEE qui, en 1874, publie la Messe des Gaules dans sa revue. Plus tard, dans la fin des années trente, avec l'approbation du Patriarcat de Moscou (Métropolite Euloge), en 1939, un premier travail de restauration de ce rite sera réalisé par quelques personnes comme Dom Lambert Bauduin et l'archimandrite Alexis van der Mensbrugghe. Une commission liturgique animée par le père Eugraph et son frère Maxime se penche à nouveau sur la restauration du rite des Gaules."Ce fut un long travail" dira le père Eugraph avec sa modestie habituelle.
.A Eglise locale, rite liturgique local en langue locale.
L'E.O.F. célèbre le rite des Gaules en français et tous les offices sont chantés a cappela et en polyphonie. Quant à la Liturgie de saint Jean Chrysostome - rite liturgique byzantin commun à l'ensemble des Eglises orthodoxes - elle est régulièrement célébrée par volonté et esprit de communion avec l'ensemble de l'Église mais il ne faut pas oublier que ce rite byzantin n'a jamais été célébré comme « rite local organique » en Europe occidentale. En adoptant le seul rite byzantin nous serions des "ambassadeurs" de l'Orient au mépris d'une tradition liturgique riche et séculaire, à la portée de notre main.
PHILOCALIE signifie "amour de la beauté" dans le sens littéral que lui donne l'hellénisme chrétien. Cette "Beauté" désigne à la fois celle de Dieu et celle de la créature transfigurée dans le sens que pourrait lui donner saint Denys l'Aéropagite disant d'elle qu'elle suscite toute communion.
Beauté du Un retrouvé.
Tous, nous sommes appelés à nous unifier à Dieu, en nous simplifiant, nous unifiant déjà intérieurement.
"Nous participons de la beauté ultime, qui est la beauté originelle. La mort de la chair terrestre et la fin du monde n'ont pas prise sur cette beauté. Car elle est plus que le monde. A la fin, plus bas et plus haut que la mort, le monde entier ne sera plus qu'une immense et intense lumière où nous verrons rayonner le visage de ceux que nous aurons aimés, et ces visages auront le visage du Christ, et le visage du Christ aura leurs visages. C'est là le témoignage rigoureusement concordant de tous les Saints. C'est là l'expérience que simplement, humblement, chacun de nous peut faire en pleine vie quotidienne. Mais à une condition : que nous soyons follement amoureux de la beauté originelle absolue, donc de Dieu seul.
L'amour de la beauté - la philocalie, comme l'appelaient les Byzantins - ce "manikos éros" des Pères du désert, cet amour fou, est en effet paradoxalement une voie d'ascèse. Ici la beauté est un absolu. Elle n'est pas un qualificatif que nous pourrions nous-mêmes ajouter ou retrancher aux choses. La beauté est d'abord dans le regard de Dieu ."
"Qu'on l'accepte ou non, qu'on en éprouve de l'effroi ou de la satisfaction, c'est vers l'universalité et l'unité que se meuvent tous les hommes d'Orient et d'Occident en quête de profondeur." . La volonté libre est volonté d'universalité disait Platon.
L'Église Orthodoxe Française est soucieuse de susciter et de développer ce type de prise de conscience en faisant en sorte que l'homme retrouve goût à l'animation de son intériorité, de sa vie intérieure. Pour que l'homme travaille à "l'éveil et la croissance de sa dimension divine".
Le beau et le bon
Le mot hébreu « tob » qui ponctue les phases de la création du monde dans le récit de la Genèse signifie en même temps bon et beau. « Dieu vit que c'était bon » veut dire également « Dieu vit que c'était beau ». En hébreu la bonté et la beauté sont comme les deux faces, intérieure et extérieure, de la révélation du monde. Il en est de même en grec. Pour les Grecs, le "kalon kai agathon" (le beau et le bon) était dans un sens déjà plus moral que cosmique, une même vertu." Ainsi "Beauté", dans la tradition grecque, réunit les notions de beau, de bon et aussi de bien; pensée d'ailleurs chère à Platon.
La Jérusalem Céleste
Pourquoi ne pas parler alors d'Églises philocaliques ? Notre Eglise terrestre n'est-elle pas le fondement de la Jérusalem Céleste, cette réalité absolue, ce "signe ultime de l'icône du Royaume" ? C'est bien ce que nous dit Jacques Touraille quand il évoque la nouvelle Jérusalem, "communion éternelle de la beauté de Dieu et de la beauté du monde, transfiguration des énergies de la création dans la lumière incréée". La réalité absolue ne saurait être le monde que nous connaissons ; la Jérusalem Céleste a, dans le livre de l'Apocalypse, la forme d'une cité qui récapitule toutes les formes cosmiques. "Cité Sainte" est son nom dans la Bible ; elle est "comme une épouse parée de beauté pour son époux". Cette beauté est la beauté du monde et elle sera la transfiguration du monde dans la lumière éternelle, "dans la lumière de Dieu : dans sa gloire".
Dans l'attente de cette nouvelle Jérusalem, dans la gestation même de sa venue, au sein de son fondement - notre Église terrestre - préparons son avènement dans "l'amour des autres qui est aussi l'amour de la beauté" dans l'esprit de cette philocalie qui est de "susciter toute communion".
Le Christ nous demande-t-il autre chose ? Et n'est-ce pas là l'ultime but eschatologique ?
Dans un esprit filial et la volonté de vouloir incarner cette parole de saint Maxime le Confesseur, l'E.O.F. est heureuse d'accueillir des représentants d'autres grandes traditions spirituelles : hébraïque, bouddhiste, soufie (courant au sein de l'Islam), etc...
Ainsi des échanges avec nos frères tibétains et soufis ont eu lieu chaque été pendant quatre ans au Monastère St. Michel du Var. Ce furent toujours de grands moments, des
expériences profondes, des échanges simples dans l'amour mutuel et une communion de coeur sans syncrétisme. Comme le disait l'archevêque Anastase de Tirana : «Un dialogue respectueux des principes religieux et des opinions des autres ne signifie pas un syncrétisme et une décoloration de notre foi.[.].Plus de temps et de moyens doivent être dégagés pour la rencontre réelle, spontanée, pour l'amitié[.]. Les inter-relations personnelles, qui facilitent la compréhension de notre humanité commune, permettent au dialogue d'aller plus loin, plus aisément ».
De façon plus solennelle, un texte important a été soumis aux Eglises membres de la Conférence des Églises Européennes (KEK), il s'inscrit dans un «projet de Charte ocuménique» rendu public le 24 Août 1999. On peut lire au paragraphe : Cultiver les relations avec les autres religions : « Nous accordons du prix à la rencontre avec les membres d'autres religions [.] Nous nous engageons à cultiver et à soutenir la rencontre, la discussion et l'échange avec d'autres religions ». Au début de ce troisième millénaire, voilà qui est encourageant.
D'autres rencontres inter-traditions sont prévues. Elles seront vraisemblablement organisées par le monastère saint Michel du Var, dès que les nouvelles stuctures d'accueil et de conférence seront réalisées.
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