PROGRAMMES Ecole de Philocalie
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Ecole de Philocalie - Transmission Transformation Transfiguration.

Conception d’une école de Philocalie...

Quatre rencontres ont été envisagées au cours de l’année 2010/2011, au sein de l'Eglise Orthodoxe Française, pour mieux définir le projet de création d’une école de Philocalie. Ce projet a été placé sous la protection de saint Jean l'Evangéliste, dit aussi saint Jean le Théologien.
Rappelons que ce projet n’est pas nouveau pour notre Eglise puisque des réflexions avaient été nourries il y a déjà une quinzaine d'années par Mgr Vigile, père Jean-Séraphin, père Basile et père Martin.
Il est clair que la création de la Communion des Églises Orthodoxes d'Occident a remis à l'ordre du jour la vocation d'une telle structure d'enseignement, d'information et de « transformation ». Ainsi, la création de cette école doit permettre de révéler le « parfum particulier » de notre Église au sein de cette communion.

Quelques définitions...

Le mot Ecole a été préféré à celui d'Institut envisagé initialement, car il renvoie à trois dimensions essentielles :Ecole de Philocalie
- « échelle » comme espace de réconciliation entre le haut et le bas, la terre et le ciel... Apprendre à monter et à descendre les barreaux de nos différents chemins d’incarnation.
- « squelette », axe de structure du développement de notre Église, véritable colonne vertébrale pour croître en s’appuyant sur l’exigence d’une authentique Tradition vivante...
- « escalier » signifiant un chemin pédagogique balisé avec des marches à monter ou à descendre dans le respect du rythme de chacun...

Ecole de Philocalie - Transmission Transformation Transfiguration.

À la lumière des débats des quatre journées de rencontre, effectuées au cours de l’année 2010-2011, avec tous les fidèles intéressés par le projet, des réunions du groupe de réflexion plus restreint, et des décisions arrêtées par le Collège Épiscopal Plénier du mois d’avril, voici la synthèse des travaux fixant les orientations de l’École :

Mgr Martin a missionné le père Pierre pour accompagner le déploiement de l’École dans les années à venir. Pour autant, Mgr en restera toujours le principal inspirateur, en tant que Pasteur conduisant l’Église Orthodoxe Française, et dont l’École sera l’outil privilégié pour en promouvoir l’identité particulière.

 

I – OBJECTIFS – LES BUTS – POURQUOI ?

1.    Approfondir la définition de l’identité de notre Eglise en favorisant l’émergence du mystère de « sa Personne ecclésiale » dans la confirmation de sa vocation de pont entre Orient et Occident et, dans une synthèse du travail antérieur des différentes commissions dans le sein du Collège épiscopal, inviter à une expérience sur le Chemin de déification de l’Homme.
2.    Former des clercs et des cadres capables d’évangélisation au cœur de l’Eglise.
3.    Fédérer les enseignements existant déjà et qui seront approfondis par les êtres qui s’engageront dans le projet.
4.    Proposer un lieu d’accompagnement dans les temps de mutation actuelle - temps d’apocalypsis de Jésus-Christ – pour une quête de sens dans nos vies quotidiennes. Expérience de transformation de l’Etre – Expérience de la sensation du Divin…

L’École est placée sous l’inspiration de saint Jean l’Évangéliste, appelé saint Jean le Théologien, en sa qualité de témoin et de guide sur le chemin d’évangélisation de l’Homme.


II - LES METHODES ET LE PROGRAMME – COMMENT ?

Pour accompagner l’année 2011-2012, dite année de « propédeutique », nous proposons trois axes :

1.    L’axe bibliographique.

Un livre à lire obligatoirement : « l’Eglise Orthodoxe, Eglise des sept conciles » de Kallistos
Ware  aux éditions du Cerf…
Parmi les livres conseillés :

 « La spiritualité Orthodoxe et la Philocalie », Placide Desseille, Ed. Bayard, Coll. L’aventure intérieure
 « Sillons de Lumière », Olivier Clément, Ed. du Cerf.
 « Récits d’un pèlerin russe » Points Sagesse
 « Saint Séraphin de Sarov, sa vie » d’Irina GORAINOFF aux éditions Desclée de Brouwer.


2.   L’axe des journées de rencontre.

Quatre journées de rendez-vous, dans une approche globale des différents champs de transmission susceptibles d’être approfondis les années suivantes (deux années par la suite) seront proposées.
Dates retenues pour ces 4 journées :

* Samedi 3 décembre 2011
* Samedi 11 février 2012
* Samedi 12 mai 2012
* Samedi 30 juin 2012

Ces quatre journées seront introduites, à chaque fois, par des textes issus du corpus littéraire johannique :

1.    Le Prologue de l’Évangile selon saint Jean :
Introduction à l’évangéliste S. Jean : sa portée, sa transmission, son école, sa Christologie. Une première lecture du texte en grec sera faite.

2.    L’évangile des Noces de Cana et celui de la Multiplication des pains :
Avec une approche de la prédication du Christ Jésus, de l’enseignement éthique qui s’en dégage, de la place de Marie, Mère de Dieu, dans l’économie du Salut.

3.    La première Épître de saint Jean, (Dieu est Amour) :
Découverte des grandes définitions dogmatiques de la foi, leurs précisions dans l’histoire, leur déploiement dans les grands Conciles.

4.    Le Livre de l’Apocalypse :
La lettre aux sept Églises : le sens de l’Écriture dans le temps d’aujourd’hui, les grandes mutations, la grande révélation, la symbolique qui ouvre à la liturgie.

Chacun de ces textes pourra constituer une porte d’entrée possible permettant, dans la « contemplation ailée » de l’aigle johannique, de visiter dans le respect des quatre modes d’expérimentation de Dieu – raison, sensation, émotion et intuition – différents thèmes recouvrant les différentes disciplines susceptibles d’être approfondies :

-    Ecriture sainte : le commencement « En Arché » du Prologue renvoie au commencement « Bérechit » de la Genèse…
-    Christologie et Dogmatique : Jésus-Christ est l’incarnation du Logos…
-    Philocalie – Hésychasme – Mystique…
-    La Croix : Jean et Marie, confiés l’un à l’autre, prélude de l’Histoire de l’Eglise, Corps du Christ, fondée à la Pentecôte… Mariologie et Sotériologie…
-    La Cène : fondement de la Liturgie et des sacrements
-    Actualité de l’Apocalypse
-    Patristique : des premiers témoins (Polycarpe disciple de saint Jean) aux Pères de l’Eglise, acteurs de l’approfondissement de la Foi…
-    Hagiographie…
-    Philosophie,
-    Langues bibliques
-    Arts sacrés…
-    Ecclésiologie…
-    Éthique…

0rganisation type d’une journée de rencontre au Monastère St Michel :

9H00 – Accueil – café…
9H30 – Introduction et moment de prière du cœur – incarnation
10H – Temps d’étude
12H10 – Temps de silence
12H30 – 13H Déjeuner en silence
13H-13H30 Café convivial
13H30 - Marche dans la nature. Dimension philocalique  dans la relation à la création ; rapport au corps dans la marche, dans le souffle ; unité corps-âme-esprit ; développer une dimension de communion : prendre soin de l’être à tous les niveaux ; tout le lien au Christ.
14H30 – Temps d’étude
16H30 - Pause
16H45 - Forum
17h30/17H45 - Fin du Forum
18H Temps Liturgique - Liturgie vespérale
19h30 - Fin de journée


3.    L’axe de l’appropriation personnelle :

-    Participation à une retraite pendant l’année en cours, proposée respectivement par Mgr Martin,  Père Jean Séraphin ou  Père Pierre.

-    Participation également à des Ateliers :

o    de langues (hébreu et grec),
o    d’éthique appliquée
o    d’art iconographique
o    de pratiques corporelles
o    de Chant sacré

Ces ateliers seront organisés en fonction des disponibilités des intervenants. Certains ateliers existent déjà, dans le cadre des formations proposées habituellement par Mgr Martin, par père Jean-Séraphin, certains formateurs intervenant au Monastère, ou par le Père Pierre par le biais de l’association « Koïnonia ».

-    Participation à l’un des Pèlerinages proposés au Monastère

-    Au terme du cursus des 3 années, production d’un « chef d’œuvre » de fin d’étude, considéré non comme un examen final, mais comme l’expression des acquis de la personne, tant au plan doctrinal et ecclésial, qu’au plan de sa transformation intérieure.

 

III - Organisation Pratique

-    Proposition d’une sorte de charte, d’éthos, qui présentera l’état d’esprit de la philocalie. Il s’agira d’entrer dans la vision de Dieu « qui vit que cela était beau, que cela était bon ». Chaque personne s’inscrivant dans cette École de Philocalie s’engagera à pratiquer cette « vision philocalique ».
-    Un entretien personnel sera proposé, pour connaître les personnes qui souhaitent s’inscrire dans ce cursus. Mgr Martin, Père Basile, Père Pierre sont prêts à accueillir les êtres qui demandent à suivre cette formation. La limite des inscriptions est fixée au 29 septembre, c’est-à-dire, pour la fête de la St Michel.
C’est Mme Miette Lafont qui est chargée de relayer, par téléphone, les personnes intéressées (ses coordonnées : 06.22.31.71.97).
Les personnes s’inscrivant, devront s’engager, dans la mesure du possible, à suivre les enseignements dispensés, sur toute la période des trois années. Des dérogations pourront être octroyées à celles et ceux qui voudraient s’inscrire durant le cursus des trois ans. Ces dispositions seront négociées, au cas par cas, avec le directeur d’étude, suivant le profil de l’étudiant.

-    Une association culturelle, type loi 1901, sera créée, afin de récupérer les frais d’inscription. Cette école étant une émanation de l’E.O.F., les membres du bureau de l’association devront être membres de l’Église. L’engagement financier a été fixé, par année, à 240 Euros. Cependant, pour les personnes en difficulté financière, des possibilités d’arrangement seront négociables.

 

IV - Le Corps enseignant


Autour de Mgr Martin, du père Jean Séraphin (dans la mesure de ses disponibilités) et du Père Pierre, un groupe d’enseignants et d’intervenants est en cours de constitution. Des précisions seront données dans les prochains mois, avant la première rencontre du mois de décembre.

Un télé-enseignement sera également disponible pour tous ceux qui ne pourront assister, sur place, aux divers enseignements et pour tous ceux, qui ayant assisté aux cours, souhaitent en réécouter certains passages. Nous pensons particulièrement à nos amis de Martinique mais, aussi, en Métropole, à tous ceux qui, pour diverses raisons, n’auront pas la possibilité de se déplacer jusqu’au Monastère. Élisabeth et Marcus mettront en place un système d’abonnement, via internet, pour bénéficier de la retransmission des enseignements des quatre principales journées de formation.

En revanche, il est fortement conseillé, pour tous ceux qui peuvent en faire l’effort, de venir sur place, pour la qualité de l’échange et l’enrichissement apporté grâce aux divers contacts.

 

V - La visée fondamentale

Au terme de ces trois années, c’est non seulement la transformation de chacun des participants à ces formations dispensées qui est recherchée, mais aussi la transformation de tout le groupe dans sa cohérence collégiale, afin d’en irradier les fruits à tout le Corps de notre Église.

Compte-rendu de la réunion de Présentation de l’École de Philocalie, le 18 juin 2011

 

 

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Devenez « étudiants en ligne »,  grâce au site Web de l’école !

L’école de Philocalie Saint Jean le Théologien ouvrira ses portes le samedi 3 décembre au sein de l’Eglise Orthodoxe Française.
En effet dès le 3 décembre 2011, le Monastère ST Michel du Var accueillera plus d’une soixantaine d’élèves  déjà inscrits pour cette rentrée 2011.
Les inscriptions ont été clôturées à la fin du mois de septembre, mais pour toutes les personnes habitant notre région, ou vivant éloignées du Monastère et qui restent intéressées pour participer à ces 3 années d’enseignement et de transmission, l’école de Philocalie sera intégralement  mise en ligne sur le web. 
Si vous avez un ordinateur et une ligne ADSL, il ne vous reste plus qu’à vous abonner pour devenir « étudiants en ligne ».  Cette plateforme de formation, enregistra le son et l’image de toutes  les sessions  et les  ateliers qui seront diffusés sur le site web de l’école St Jean le Théologien.
Pour un montant annuel de 80€, vous recevrez directement chez vous  un password et un login qui vous donnera  l’accès  à la plateforme  de l’école.
Inscription et règlement  « école en ligne » : auprès de Miette Lafond : 06 22 31 71 97
Renseignements et aide technique : auprès de Marcus Lubken : 06 08 94 51 42

Chers amis,

Après la célébration des fêtes de Noël, alors que le monde profane souhaite chaleureusement les meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2012, notre Église Orthodoxe s’apprête à fêter la Théophanie. Membres de l’École de Philocalie St Jean le Théologien, que peut représenter pour nous une telle évocation ? Étymologiquement, la Théophanie signifie la révélation du divin.

En effet, le célèbre baptême de Jésus par Jean, dans les eaux du Jourdain, manifeste la dimension de la personne divine dans la personne humaine de ce Jésus de Nazareth, ayant vécu, il y a plus de deux mille ans, dans la région de Palestine. Mais cette fête de la Théophanie a surtout une double portée : elle souligne, d’une part, le mystère de l’Incarnation et annonce, d’autre part, la réalité sacramentelle de l’Église.
Le mystère de l’Incarnation d’abord. La venue de l’homme sur terre a toujours suscité un certain nombre de questions, portées par les philosophes et les théologiens de toutes les traditions religieuses. Pourquoi vivre les aléas de l’histoire, tels que nous les traversons les uns les autres, dans la longue lignée de l’humanité depuis ses origines ? Or, le baptême de Jésus par Jean met en évidence, non seulement sa nature divine, mais au-delà, affirme la nécessité pour tout être de laisser surgir de sa propre humanité la source profonde de son identité : une filiation divine.
Autrement dit, en se faisant baptiser, Jésus n’annonce pas uniquement un chemin de purification et de repentance. Il proclame l’urgente nécessité, pour tout homme, de se libérer des entraves qui l’empêchent d’accéder à sa condition d’enfant de Dieu. Nous ne nous incarnons pas par hasard, mais pour cheminer vers cette conscience qui appelle de notre part une acceptation de cet état, dans une réponse libre. Elle conditionne le sens de l’amour. De même que Dieu se signifie comme un Père faisant le Don de lui-même, pour faire émerger la création et les créatures, ainsi l’homme doit faire le don de lui-même envers son Père. L’Incarnation devient pour l’homme le temps du dévoilement de son apparence et, en touchant à sa nature originelle d’image divine, l’appelle à ressembler à Dieu dans sa façon de vivre et de considérer le vivant.
Entendons que la vie est un rendez-vous incessant entre notre condition provisoire, dans un corps et un environnement éphémères, et notre condition définitive, d’une éternité déjà réalisée, mais dont l’accomplissement demande de notre part, un accueil, un désir, une quête. Par conséquent, en nous incarnant, nous apprenons à devenir des hommes, dont la vérité est le chemin initiant à la rencontre avec Dieu.

La réalité sacramentelle de l’Église, ensuite. Le baptême du Christ nous introduit dans le sens de l’Église, en tant que visage donné à l’Indicible. Quand Jésus sort des eaux du Jourdain et que l’Esprit Saint, sous la forme d’une colombe, descend sur lui, nous entrons dans la compréhension de Dieu fait homme invitant l’homme à se hisser vers Dieu. L’homme Jésus est investi de la présence divine, pour devenir l’Icône du Père, son visage, dans la condition humaine. St Jean dira qu’Il est l’Envoyé du Père. Non comme un prophète qui annonce une réalité qui lui est extérieure. Jésus est, lui, de même nature que Celui qui l’envoie.
En cela l’Eglise récapitule la dimension du prophète et celle du Christ. Comme les prophètes, elle annonce le Salut. Mais comme le Christ, elle donne visage au Salut en divinisant l’homme, en inoculant  en lui la nature du Fils. Car le Christ sortant des eaux du Jourdain engage la nouvelle humanité à sa suite dans les eux baptismales, pour que chacun devienne l’image particulière, singulière de ce Dieu, Père, suscitant des Fils et des frères. Si le mystère de l’Incarnation doit conduire l’homme à se découvrir Fils de Dieu, la dimension sacramentelle de l’Église doit donner à voir le sens de cette filiation. Il y a donc un lien intrinsèque entre le baptême du Christ et l’expérience de l’Église.
Ainsi celui qui rencontre le Christ ne peut que rencontrer l’Église. Nous sommes, dès lors, dans cette fête de la Théophanie, au cœur du mystère trinitaire que l’Orthodoxie a toujours magnifié. L’hypostase du Fils éclate à nos yeux dans l’événement du baptême du Seigneur. L’hypostase du Saint Esprit Consolateur se manifeste depuis Pentecôte par l’Église, en tant que corporéité de l’humanité régénérée dans la nature divine. En cela le baptême de Jésus ouvre au baptême en Église. La venue du Saint Esprit sur Jésus réalise le Christ en lui, de même que la venue du Saint Esprit sur les Apôtres réalise la corporéité du Christ. L’hypostase du Père envoie son souffle sur l’hypostase du Fils comme sur l’Hypostase du Saint Esprit Consolateur. Autrement dit, rencontrer le Christ en Jésus, c’est immédiatement rencontrer le Christ en Église, et l’expérience de la filiation divine pour l’homme appelle le chemin du sacrement ecclésial, dont la réalité dépasse les frontières institutionnelles pour permettre à l’homme de révéler l’indicible du Père, dans son chemin de fils, par l’accueil du Souffle de Vie.

Vivons donc cette grande fête de la Théophanie comme notre propre naissance à l’être déifié en nous depuis notre baptême, en écho à celui du Seigneur. Ainsi, nous saisirons que l’Église n’est pas une religion de la croyance, mais l’expérience du Corps mystique du Christ réalisé au plus intime de nos chairs dans le physique, l’émotionnel, l’intellectuel. En cela, la Théophanie rythme bien ces deux temps de l’Incarnation et de la sacramentalité en Église. En cela notre incarnation prend toute sa signification, quand nous devenons le sacrement du Christ qui caractérise l’Église.
Bonne fête à tous et que le Christ transpire de tous nos êtres !

+ Père Pierre

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